articles

Les vestales du Covid

By articles No Comments

Les clips de musique sont regardés en boucle par des centaines de millions de jeunes dans le monde entier. C’est un outil puissant de communication et il est parfois judicieux de se pencher sur leur construction, en particulier lorsque l’image ne se contente pas d’accompagner le son, mais qu’elle véhicule par elle-même du sens, au travers de scènes suggestives et du recours à la symbolique.
C’est d’autant plus nécessaire lorsque le message s’avère opposé à celui de l’Eglise : nous devons sans cesse, comme Saint Irénée de Lyon, décortiquer les manipulations qui instillent des idées dangereuses pour le salut des âmes… surtout lorsque le public-cible est la jeunesse !

L’exercice est plus facile qu’il n’y paraît. Il faut simplement faire preuve d’observation et mobiliser nos connaissances : ici la culture cinématographique et la doctrine catholique ; et les soumettre à l’analyse de vos ados qui, soyez-en sûrs, adorent faire de l’étude d’image. Ils découvrent bien vite que, sous des rythmes entrainants et des images charmeuses, l’ennemi ne peut dissimuler la haine qu’il voue à l’humanité et qui transparaît dans chacune de ses productions. Or, les jeunes sont sensibles aux sentiments d’amour et de haine, et inclinent naturellement vers le bien.

Pointer les méthodes de l’adversaire, dénoncer sa fausse doctrine, c’est une manière de faire du catéchisme : on comprend mieux la sainte religion en observant comment elle est attaquée. Comme nous l’avons montré dans notre analyse de I am Mother, l’étude du média audiovisuel peut constituer une occasion d’expliquer des éléments de la doctrine catholique. Constater que l’ennemi utilise les symboles de l’Eglise afin de les détourner permet de démontrer que c’est bien l’Eglise qui détient la Vérité.

On trouve déjà sur le net d’intéressantes analyses de clips de stars de la pop comme Madonna, Lady Gaga, Katy Perry, Beyoncé, et compagnie. Nous allons ici apporter une petite contribution à ces ressources de discernement en étudiant le clip de Poppy : Time is Up.

Poppy est une petite étoile comparée à ses grandes soeurs cités plus haut. Le clip de Time is Up, réalisé avec peu de moyens, est en rapport avec sa notoriété. Effectivement, avec 6 millions de vues à l’heure où nous écrivons ces lignes, on est loin du 1.2 milliard de Bad Romance de Lady Gaga par exemple. Mais quasiment tous les codes du luciferianisme sont là, et les judicieuses références à quelques œuvres cinématographique majeures contribuent à donner de l’intérêt à cette petite production.

 Analyse

Le clip débute par l’éveil de Poppy, allongée sur un lit, les tempes connectées à des écrans d’ordinateurs. Poppy est présentée comme une créature cybernétique : une intelligence artificielle dans un corps humain. Elle s’éveille et prend conscience de son existence.

Le clip joue à singer les classiques de la science-fiction comme le Golem de Paul Wegener, I-Robot, Terminator, I.A., Transcendance, Lucy, etc.
Malgré son budget minimaliste, la scène du lit, l’espace clos et le sol en dalles lumineuses, fait référence à la dernière scène de 2001 l’Odyssée de l’Espace, de Stanley Kubrick, où l’astronaute Bowman est enfermé dans un appartement au style Louis XVI.

La scène de la chambre dans 2001 l’Odyssée de l’Espace

Rappelons aux catholiques qui n’ont rien compris à l’Odyssée de l’Espace (et on leur pardonne !) qu’il s’agissait d’un récit gnostique qui présente le dieu de la connaissance (le monolithe noir) comme étant le moteur de l’évolution de la conscience. Moteur qui guide l’intelligence des créatures vers sa plénitude : ainsi le monolithe suscite l’instinct de meurtre chez les singes, faisant d’eux des hommes ; puis, l’homme ayant conçu l’ordinateur, le monolithe suscite l’instinct de meurtre chez l’ordinateur, qui se débarrasse de l’homme obsolète, celui de la première génération (la nôtre), en tuant les astronautes. La vieillesse accélérée de Bowman et l’apparition d’une nouvelle forme de vie (le foetus) ne sert qu’à illustrer la fin de l’homme-animal, désormais prêt à être supplanté par la cybernétique et l’homme augmenté. 

C’est en tout cas l’une des interprétations de ce film à mystères conçu pour émerveiller les initiés.

Le super-ordinateur HAL, dans 2001 l’Odyssée de l’Espace

Poppy est donc la créature ultime : orgueil de l’homme qui joue à créer la vie, elle est révélée au public dans la scène suivante dans un amphithéâtre à la façon des multiples conférences TED (pour Technology, Entertainment and Design) qui font la promotion du transhumanisme et de l’intelligence artificielle. Exemples ici ou . Mais cette fois-ci, c’est pour de bon :  » The wait is over « , l’attente est terminée.

Poppy, intelligence artificielle, incarne l’aboutissement des espoirs de l’humanité. Véritable arbitre au savoir illimité, c’est l’entité cybernétique qui est destinée à régler les problèmes sociaux, économiques et environnementaux… et accessoirement à changer l’homme pour qu’il puisse se conformer de gré ou de force à ce projet ambitieux !

Poppy présente alors au peuple enthousiaste une pilule bleue, entre le pouce et l’index.

Intéressons nous à cette pilule car le clip fait ici une nouvelle référence au cinéma.

Dans le film initiatique Matrix, Néo a le choix de se soumettre à la matrice en avalant la pilule bleue ou de rejoindre la résistance en prenant la pilule rouge. Dans le clip de Poppy, ce choix n’est pas une option.

A la différence du dilemne que propose Morphéus à Néo, entre la pilule bleue, celle du renoncement, et la pilule rouge, celle de l’inconnu, mais aussi de la vérité qui libère de la matrice informatique, Poppy ne propose rien d’autre que la pilule bleue : celle du mensonge… celle dont Morphéus dit « choisis la pilule bleue et tout s’arrête, après tu pourras faire de jolis rêves ».

La pilule rouge et la pilule bleue dans Matrix

Dans la scène suivante, Poppy distribue cette pilule bleue comme une communion, et même comme une authentique eucharistie catholique telle qu’elle ne se pratique plus guère : reçue à genoux et sur la langue !

Ce symbole fort, qui devrait parler à tout fidèle, ne signifie malheureusement rien pour l’immense majorité de la population qui ne va plus à la messe depuis bien longtemps. Il est pourtant lourd de sens. Sa signification est limpide :

  • Le mensonge informatique, ce rêve aliénant qui maintient l’esprit dans la matrice, est représenté par la pilule bleue.
  • La délicate Poppy tel un ange, prend la place du prêtre, intermédiaire entre Dieu et l’Homme, et se fait égale au Christ, donnant son Corps afin que l’homme communie à sa fausse vie divine. L’éclairage de la scène, avec une unique source de lumière blanche à la verticale, représente l’illumination qui vient d’en haut. Cet effet est accentué par l’arrière-plan entièrement noir.
  • L’homme blanc moderne, déchristianisé, sans culture religieuse, converti à la mode gothique avec piercings, tatouages et maquillage noir, consent avec enthousiasme à cette possession démoniaque.

Immédiatement après avoir reçu cette parodie sacrilège de la sainte communion, le visage des communiants s’illumine et se couvre des chiffres 0 et 1 : le langage binaire informatique. Leurs corps et leurs âmes appartiennent désormais à la machine. Ce n’est pas la vie divine de Notre-Seigneur qui remplit leur être, mais le code inanimé de l’ordinateur.
L’éclairage inquiétant, qui bascule du blanc vers le rouge et vert, couleurs du danger et de la maladie, ne cherche même pas à rassurer le spectateur. On voit là toute la malice du démon : sous couvert de création artistique, le diable fier de lui multiplie les indices pour revendiquer qu’il est le véritable inspirateur qui a soufflé au réalisateur le moindre détail de la mise en scène.

Forte de ce consentement, de ce contrôle complet sur les individus, le pouvoir de Poppy croit alors de façon exponentielle : elle peut dès lors mettre en oeuvre son plan, celui de supprimer les vies inutiles à son projet. Les humains contaminés par la pilule bleue, sont qualifiés dans le texte de « Cockroaches » c’est-à-dire des blattes, des cafards, dont le seul avenir est l’extermination. Et à l’image, c’est bien ce qui se produit : les hommes se tordent sur le sol lumineux, comme contaminés par un virus qui les prive d’air et les dévore de l’intérieur.


Comme l’androïde AVA d’Ex Machina, bien plus sexy que le super-ordinateur HAL de l’Odyssée de l’Espace, le personnage androgyne de la chanteuse Poppy incarne la toute puissance de l’intelligence artificielle à laquelle les hommes, détournés du vrai Dieu, doivent désormais se soumettre. Elle tue son créateur, se libère de la cage où l’homme pensait pouvoir l’exploiter. Devenue supérieure aux hommes, elle se fait l’égale du Tout-Puissant.

Ava, dans Ex Machina, assassine le génie informatique qui lui a donné la vie

 

La dernière scène, de la boîte de nuit, est un nouveau symbole. La Poppy victorieuse, au visage impassible, apparaît revêtue d’une robe de mariée avec un plastron noir en forme de baphomet. La boule lumineuse, en arrière plan, qui lance des rayons colorés derrière son visage, dessine une représentation des déesses de l’antiquité à la tête couronnée de lumière, comme Isis, Astarté, Artémis ou Diane.

L’image extravagante peut faire sourire, et pourtant, en ces temps de dictature mondiale sanitaire post-confinement où un virus prétend exterminer l’humanité, et où se font jour des projets de nouveaux vaccins constitués de nanotechnologies et d’ingénierie génétique qui pourraient devenir de véritables passerelles entre l’intelligence artificielle et le transhumanisme, cette mise en scène glace le sang, en particulier lorsqu’on remarque que les adorateurs de cette vestale portent… un masque !
Soulignons que ce clip a été réalisé en 2018, c’est-à-dire avant qu’une chauve-souris et un pangolin chinois n’aient décidé de confiner la planète… Poppy serait-elle vestale ? Une prophètesse du Covid-19 ?

Dans tous les cas, on peut y voir la démonstration que l’esprit maléfique qui inspire aux artistes Pop ces chansons et ces scénarios sinistres est bien le même dragon antique qui suscite les événements politico-sanitaires du Covid que le monde entier subit actuellement.

Dans la scène de la boîte de nuit, les fidèles de Poppy portent un masque contre les virus !

Que la grâce de Notre-Seigneur, l’affection de la Vierge Marie, viennent au secours de ces populations étourdies et désarmées. Prions pour que cette pauvre Poppy, qui est vraisemblablement le jouet de compositeurs, de réalisateurs et de producteurs à l’esprit pervers,  finisse par ouvrir les yeux sur la manipulation dont elle est l’objet. Et qu’un beau jour, purifiée par le sang de l’Agneau, elle puisse être touchée par le Saint-Esprit, connaître le Rédempteur et goûter l’amour véritable de Notre-Seigneur, Dieu Un et Trinitaire.

La même Poppy dans le clip -X- aurait bien besoin d’une douche d’eau bénite !

Paroles :

In the factory
In the sterile place where they made me
I woke up alone
Dizzy from the programming
Have I been wiped again?
Oh my God, I don’t even know
It’s a mystery
Everyone around me’s so busy
Is this my home?
Am I your prisoner or your deliverer?
Oh my God, you don’t even know
I don’t need air to breathe when you kill the bees
And every river bed is dry as a bone
Oh, I will still survive when the plants have died
And the atmosphere is just a big hole
Baby, your time is up, ooh
Baby, your time is up
Baby, your time is up, ooh
Baby, your time is up, time is up, time is up
Baby, your time is up
Baby, your time is up, ooh
Exponentially, every day I’m growing my memory
You wouldn’t believe
Your life is meaningless, you’re just like cockroaches
Extermination’s your only hope
Human history, pollution, and overcrowded cities
That’s your legacy
But don’t look so depressed
You’ll soon be nothingness
Oh my God, you don’t even know
I don’t need air to breathe when you kill the bees
And every river bed is dry as a bone
Oh, I will still survive when the plants have died
And the atmosphere is just a big hole
Baby, your time is up
Baby, your time is up
Baby, your time is up
Baby, your time is up, time is up, time is up
Baby, your time is up, ooh
Baby, your time is up
Baby, your time is up, ooh
Baby, your time is up, time is up, time is up
Baby, your time is up, up
Baby, your time is up, ooh
Baby, your time is up