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Cyberpunk 2077 : tous les péchés dans un jeu

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En cette fin d’année 2020, le jeu Cyberpunk 2077 est retiré du PlayStore, la boutique en ligne par laquelle les possesseurs de consoles Sony peuvent télécharger leurs jeux. Ce n’est pas grâce à l’action concerté d’associations de familles chrétiennes, mais à cause d’incidents techniques providentiels. Certes, le titre reste commercialisé dans ses versions XBox et PC, mais on peut se réjouir de cette petite victoire du Ciel. Les consoles PlayStations étant les plus vendues (Sony a distribué au moins 114 millions de PS4 dans le monde), ce retrait du PlayStore épargne à des millions d’âmes d’enfants et d’adolescents de se damner.

Vous pensez qu’il est exagéré de prétendre qu’un jeu puisse conduire en enfer ? Pourquoi incriminer Cyberpunk 2077 en particulier et se réjouir de son retrait du PlayStore  ?

Il paraît en effet bien anodin d’exercer ses réflexes dans une partie de simulation de karting en 3d, ou de faire chauffer ses méninges dans un jeu de stratégie de conquête spatiale. Après tout, les logiciels ludiques de ce type ne sont pas autre chose que la version informatique de certains loisirs qui contribuent à la santé du corps et de l’esprit. Et puis, le jeu vidéo est un art ! En raison de la créativité qui s’exprime dans le son, l’image, l’interaction, le scénario, il est reconnu officiellement comme étant le 10ème art, après le cinéma, la photographie et la bande-dessinée. L’art n’est-il pas voulu par Dieu pour qu’à travers lui, les créatures puissent exprimer l’inspiration du monde invisible ?

Mais l’art, tout comme le caractère ludique d’un jeu vidéo, n’est pas innocent par nature. Ce n’est pas parce qu’un « jeu » consiste en une activité non imposée, qui ne vise aucune fin utilitaire sinon celle de se divertir, qu’il est nécessairement bon. L’esprit qui nourrit l’imagination de l’artiste, du scénariste, du développeur, peut tout autant être un ange du Ciel qu’un agent des Ténèbres.

Or Cyberpunk 2077 est loin d’être un titre angélique.

Une liberté totale dans l’interaction avec les personnages… sauf dans les dialogues.

En soi, il ne s’agit que d’un jeu de rôle immersif, en vue à la première personne (c’est-à-dire que vous ne voyez pas votre personnage ; vous voyez ce que voit votre personnage), dans un univers techno-futuriste. C’est un jeu solo, dans lequel vous progressez en accomplissant certaines actions prévues dans le scénario. La différence avec les titres qui l’ont précédé, c’est le niveau de réalisme, la taille de l’univers, et la multitude de quêtes annexes disséminées un peu partout et que l’on découvre au hasard des explorations ou que l’on débloque en engageant la conversation avec des personnages. Ainsi, bien que le joueur soit libre de suivre la narration qui forme la trame du jeu, il est invité à se plonger littéralement dans l’environnement pour découvrir des quêtes cachées, d’autant qu’il y jouit d’une liberté totale.

Pour en savoir plus, regardez cette vidéo qui résume très bien ce qu’est Cyberpunk 2077 et la révolution qu’il représente :

Comme l’explique l’auteur de la vidéo, Cyberpunk 2077 marque un jalon dans l’univers du jeu vidéo. Tant sur le plan technique que conceptuel, il place la barre bien plus haut que ne l’avaient fait les produits précédents, et annonce le futur des mondes virtuels dans lesquels les hommes, confinés dans leurs appartements par des virus fantômes, sont désormais appelé à vivre leurs aspirations sociales.  

Le jeu de rôle Cyberpunk 2020, sorti en 1988, décrivait un univers futuriste transhumaniste dirigé par les corporations internationales. 32 ans plus tard, nous ne vivons pas encore tout à fait dans cet univers, mais il est à nos portes. Pour l’élite qui a investi dans la réalisation du jeu, comme pour celle qui fait avancer l’agenda du Nouvel Ordre Mondial, 2020 était censée être une année charnière. Sur le plan ludique, il y aura un avant et un après Cyberpunk, tout comme il est censé y avoir un avant et un après Covid-19 sur le plan social. C’est pour cela que les investisseurs qui ont financé le développement de Cyberpunk 2077 tenaient absolument à ce qu’il sorte en 2020… et c’est cet aveuglement à respecter leur agenda occulte, qui précipite le semi-échec commercial du jeu.
En effet, le projet était tellement ambitieux, les quêtes annexes tellement riches, le monde tellement vaste, qu’il aurait fallu encore un ou deux ans pour finaliser le projet et encore un an pour optimiser les versions consoles. Résultat : le jeu est sorti le 10 décembre 2020 avec des bugs innombrables qui provoquent la risée des gamers. Sur console, la situation est encore pire puisque la qualité graphique est celle d’une version BETA, c’est-à-dire d’une version de test. Des milliers de joueurs ont immédiatement demandé le remboursement et l’action du studio de développement s’est écroulée. Même si le titre peut encore être sauvé par des mises à jour, l’échec du lancement a refroidi beaucoup de joueurs, et des actions en justice sont envisagées par les financiers contre le studio qui n’a pas tenu ses promesses.
Les mêmes causes produisant les mêmes effets, on peut à ce stade souhaiter que le même genre d’aveuglement de l’élite occulte précipite l’échec des projets d’injection de la thérapie génique appelée vaccination Covid-19 ou, tout au moins, à son report d’une dizaine d’année !

Un monde où tous les péchés sont encouragés

Quoi qu’il en soit, l’événement de la sortie de Cyberpunk 2077 est pour nous l’occasion de nous intéresser au péché virtuel et à ses conséquences sur le salut des âmes.

Comment démembrer les passants…

 

En 2020, la quasi-totalité des adolescents des pays développés ont accès aux jeux vidéos et plus de la moitié des garçons de 10 à 18 ans passe au minimum une dizaine d’heure par semaine à l’intérieur de mondes virtuels violents où la seule activité consiste à tuer ses adversaires, dirigés par l’intelligence artificielle ou, plus généralement, par d’autres joueurs.

Ce type de jeu doit son succès aux instincts de protection, de chasse, de compétition, dont l’homme est naturellement doté. Les flux d’adrénaline et de noradrénaline libérés dans les phases de stress correspondent à un phénomène physiologique dont l’adolescent a besoin dans son passage à l’âge adulte. Ces facultés dont dispose notre corps avaient un sens dans les siècles passés, lorsqu’il fallait produire des efforts pour gagner sa nourriture, prévenir les aléas des saisons, construire un toit et protéger sa famille. Elles sont en revanche devenue superflues dans notre monde contemporain aseptisé, où la nature est domptée et où la nourriture est produite par l’industrie. Le jeu vidéo est l’un des rares espaces où l’homme moderne peut virtuellement retrouver certaines émotions pour lesquelles il est naturellement programmé.

Mais l’homme n’est pas fait seulement d’un corps.
La Religion révélée, a offert à l’humanité la possibilité de s’élever spirituellement en nous apprenant à dompter certains caractères de notre nature déchue. La Loi de Moïse d’abord a fixé un cadre permettant à l’homme de s’appliquer à plaire à Dieu en respectant certaines règles ; des règles qui se sont avérées très pratiques pour vivre en société et prévenir les conflits… La Révélation ensuite à donné une dimension universelle en mettant au cœur de l’homme le désir d’aimer Dieu et son prochain, avec comme perspective : la Rédemption et la vie éternelle.

Ainsi, dans une société chrétienne en ordre, la personne humaine progresse vers la sainteté en exerçant la vertu.
Dans les mondes informatiques, animés par des puces de silicium, le joueur se trouve enfermé, comme pris au piège, dans un univers duquel le Ciel est absent.

Et le problème avec les jeux de rôle actuels, et avec Cyberpunk 2077 en particulier, c’est qu’ils combinent trois caractéristiques particulières :

1. Une vue à la première personne et des fonctionnalités qui permettent au joueur d’incarner un personnage,

2. Un univers réaliste, qui simule à la perfection le libre arbitre, sans entraves ni règles,

3. Une trame scénaristique qui encourage le vice : on peut assassiner de toutes les façon imaginables, violer voler, mentir, corrompre, trahir, se livrer à toutes sortes de débauches, etc.

Dans Cyberpunk, le transhumanisme est consenti… ou forcé !

Il faut bien comprendre que l’avatar qui représente le joueur ne fait rien de sa propre initiative. Il n’a d’ailleurs même pas d’existence avant que le jeu ne commence puisque l’une des premières actions du joueur sera de personnaliser son avatar : choisir son sexe (et même la taille de son sexe !), son visage, sa morphologie, jusqu’à ses tatouages…

En d’autres termes, l’avatar du joueur, n’est rien d’autre qu’un nouveau corps. Un corps supplémentaire. Un corps virtuel qui lui permet d’évoluer dans le monde virtuel. Fondamentalement, ce corps est mis en mouvement par l’âme du joueur, par l’intermédiaire des actions que l’esprit imprime à son corps physique, sur la manette ou le clavier. L’avatar est ainsi le joueur lui-même : un joueur affranchi des contraintes et des codes du monde réel. Un joueur peut-être plus conforme au caractère intime de l’âme que la personnalité publique qui s’affiche en société…
Pour le coup, on pourrait ici parler d’anthropologie ternaire ! Mais au lieu des 3 essences corps, âme et esprit, chers aux gnostiques, on aurait là : corps virtuel, corps physique et âme immortelle.

Dans cette perspective, quelle portée, quelles conséquences peut-on attribuer aux actions auxquelles se livre le joueur par l’intermédiaire de son corps virtuel ?

Dans les boutiques de Cyberpunk, on peut acheter des voitures, des armes, des drogues… ou des sextoys.

L’évangéliste nous répond sans nuance : que l’action soit commise sur le plan virtuel ou sur le plan réel, dans tous les cas, c’est d’abord l’intention qui est sous le regard de Dieu.
En effet, on lit dans Matthieu 5, 27-28 :

« Vous avez entendu qu’il a été dit : Tu ne commettras pas l’adultère.

Eh bien ! moi je vous dis : Quiconque regarde une femme pour la désirer a déjà commis, dans son cœur, l’adultère avec elle. »

 

La formation des abbés n’inclue pas (encore) de sensibilisation aux mondes virtuels. Le prêtre qui entend en confession une addiction au jeu vidéo n’y voit souvent qu’une forme de paresse, puisque tout le temps passé dans ce loisir peut être vu comme de l’inactivité. Or, le joueur est loin d’être oisif. Les trois parties de l’âme, la partie concupiscible, la partie irascible et l’intellect sont toutes mobilisées dans un jeu tel que Cyberpunk 2077.
D’autre part, l’évolution technique a fondamentalement changé la donne. Si, en 2000, un joueur du premier Hitman – codename 47 – pouvait confesser  avoir pris plaisir à contrôler l’Agent 47 pour étrangler à la corde à piano un chauffeur privé afin de lui prendre ses vêtements et de pouvoir piéger le véhicule de son maître – dont l’explosion conditionnait le succès de la partie -, dans le Cyberpunk d’aujourd’hui, la liste des péchés que le joueur est appelé à commettre, tant dans la trame du jeu que dans les quêtes annexes, est exhaustive, déroutante par sa variété et le raffinement du vice : les vidéos du jeu qui circulent donnent un aperçu qui fait déjà froid dans le dos.

Un rituel pour ressusciter les morts…

Outre le vol de voitures et le meurtre gratuit des passants, choses habituelles depuis GTA, Cyberpunk se paie le luxe de pouvoir dépouiller les cadavres, de cacher les corps dans des poubelles, de les démembrer, mais aussi par exemple d’assister à ce qui ressemble à un rituel de résurrection biotechnologique… et même de procéder à une authentique crucifixion ! Dans cette scène surprenante, le joueur est invité à planter des clous dans les mains et les pieds du crucifié dans ce qui ressemble à un snuff movie, puisque l’ensemble se joue sur un plateau de tournage et que le sang jaillit tandis que le supplicié hurle de douleur. Cette scène fait-elle partie du scénario principal ou bien s’agit-il d’une quête annexe cachée que seuls les joueurs opiniâtres pourront découvrir ? Dans tous les cas, la présence de ce seul épisode suffit à nous convaincre que Cyberpunk 2077 est un jeu maudit, et qu’il est du devoir de tout catholique d’avertir nos connaissances, et plus particulièrement des parents d’ados susceptibles d’accéder à ce jeu, de son contenu immoral et blasphématoire.

Vous êtes dispensé de cliquer sur la vidéo ci-dessous. Le lien n’existe que pour convaincre les incrédules qui ne croient pas qu’un tel jeu puisse exister !

Lorsque les joueurs de Cyberpunk 2077 auront fait le tour de l’immonde et de l’indécent, on peut espérer que, dans un ultime frisson d’horreur ou de dégoût, la grâce les arrachera à leur écran. Mais nos bons prêtres catholiques sont-ils prêts à entendre en confession les crimes virtuels commis dans les mondes informatiques ?

 

Les vestales du Covid

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Les clips de musique sont regardés en boucle par des centaines de millions de jeunes dans le monde entier. C’est un outil puissant de communication et il est parfois judicieux de se pencher sur leur construction, en particulier lorsque l’image ne se contente pas d’accompagner le son, mais qu’elle véhicule par elle-même du sens, au travers de scènes suggestives et du recours à la symbolique.
C’est d’autant plus nécessaire lorsque le message s’avère opposé à celui de l’Eglise : nous devons sans cesse, comme Saint Irénée de Lyon, décortiquer les manipulations qui instillent des idées dangereuses pour le salut des âmes… surtout lorsque le public-cible est la jeunesse !

L’exercice est plus facile qu’il n’y paraît. Il faut simplement faire preuve d’observation et mobiliser nos connaissances : ici la culture cinématographique et la doctrine catholique ; et les soumettre à l’analyse de vos ados qui, soyez-en sûrs, adorent faire de l’étude d’image. Ils découvrent bien vite que, sous des rythmes entrainants et des images charmeuses, l’ennemi ne peut dissimuler la haine qu’il voue à l’humanité et qui transparaît dans chacune de ses productions. Or, les jeunes sont sensibles aux sentiments d’amour et de haine, et inclinent naturellement vers le bien.

Pointer les méthodes de l’adversaire, dénoncer sa fausse doctrine, c’est une manière de faire du catéchisme : on comprend mieux la sainte religion en observant comment elle est attaquée. Comme nous l’avons montré dans notre analyse de I am Mother, l’étude du média audiovisuel peut constituer une occasion d’expliquer des éléments de la doctrine catholique. Constater que l’ennemi utilise les symboles de l’Eglise afin de les détourner permet de démontrer que c’est bien l’Eglise qui détient la Vérité.

On trouve déjà sur le net d’intéressantes analyses de clips de stars de la pop comme Madonna, Lady Gaga, Katy Perry, Beyoncé, et compagnie. Nous allons ici apporter une petite contribution à ces ressources de discernement en étudiant le clip de Poppy : Time is Up.

Poppy est une petite étoile comparée à ses grandes soeurs cités plus haut. Le clip de Time is Up, réalisé avec peu de moyens, est en rapport avec sa notoriété. Effectivement, avec 6 millions de vues à l’heure où nous écrivons ces lignes, on est loin du 1.2 milliard de Bad Romance de Lady Gaga par exemple. Mais quasiment tous les codes du luciferianisme sont là, et les judicieuses références à quelques œuvres cinématographique majeures contribuent à donner de l’intérêt à cette petite production.

 Analyse

Le clip débute par l’éveil de Poppy, allongée sur un lit, les tempes connectées à des écrans d’ordinateurs. Poppy est présentée comme une créature cybernétique : une intelligence artificielle dans un corps humain. Elle s’éveille et prend conscience de son existence.

Le clip joue à singer les classiques de la science-fiction comme le Golem de Paul Wegener, I-Robot, Terminator, I.A., Transcendance, Lucy, etc.
Malgré son budget minimaliste, la scène du lit, l’espace clos et le sol en dalles lumineuses, fait référence à la dernière scène de 2001 l’Odyssée de l’Espace, de Stanley Kubrick, où l’astronaute Bowman est enfermé dans un appartement au style Louis XVI.

La scène de la chambre dans 2001 l’Odyssée de l’Espace

Rappelons aux catholiques qui n’ont rien compris à l’Odyssée de l’Espace (et on leur pardonne !) qu’il s’agissait d’un récit gnostique qui présente le dieu de la connaissance (le monolithe noir) comme étant le moteur de l’évolution de la conscience. Moteur qui guide l’intelligence des créatures vers sa plénitude : ainsi le monolithe suscite l’instinct de meurtre chez les singes, faisant d’eux des hommes ; puis, l’homme ayant conçu l’ordinateur, le monolithe suscite l’instinct de meurtre chez l’ordinateur, qui se débarrasse de l’homme obsolète, celui de la première génération (la nôtre), en tuant les astronautes. La vieillesse accélérée de Bowman et l’apparition d’une nouvelle forme de vie (le foetus) ne sert qu’à illustrer la fin de l’homme-animal, désormais prêt à être supplanté par la cybernétique et l’homme augmenté. 

C’est en tout cas l’une des interprétations de ce film à mystères conçu pour émerveiller les initiés.

Le super-ordinateur HAL, dans 2001 l’Odyssée de l’Espace

Poppy est donc la créature ultime : orgueil de l’homme qui joue à créer la vie, elle est révélée au public dans la scène suivante dans un amphithéâtre à la façon des multiples conférences TED (pour Technology, Entertainment and Design) qui font la promotion du transhumanisme et de l’intelligence artificielle. Exemples ici ou . Mais cette fois-ci, c’est pour de bon :  » The wait is over « , l’attente est terminée.

Poppy, intelligence artificielle, incarne l’aboutissement des espoirs de l’humanité. Véritable arbitre au savoir illimité, c’est l’entité cybernétique qui est destinée à régler les problèmes sociaux, économiques et environnementaux… et accessoirement à changer l’homme pour qu’il puisse se conformer de gré ou de force à ce projet ambitieux !

Poppy présente alors au peuple enthousiaste une pilule bleue, entre le pouce et l’index.

Intéressons nous à cette pilule car le clip fait ici une nouvelle référence au cinéma.

Dans le film initiatique Matrix, Néo a le choix de se soumettre à la matrice en avalant la pilule bleue ou de rejoindre la résistance en prenant la pilule rouge. Dans le clip de Poppy, ce choix n’est pas une option.

A la différence du dilemne que propose Morphéus à Néo, entre la pilule bleue, celle du renoncement, et la pilule rouge, celle de l’inconnu, mais aussi de la vérité qui libère de la matrice informatique, Poppy ne propose rien d’autre que la pilule bleue : celle du mensonge… celle dont Morphéus dit « choisis la pilule bleue et tout s’arrête, après tu pourras faire de jolis rêves ».

La pilule rouge et la pilule bleue dans Matrix

Dans la scène suivante, Poppy distribue cette pilule bleue comme une communion, et même comme une authentique eucharistie catholique telle qu’elle ne se pratique plus guère : reçue à genoux et sur la langue !

Ce symbole fort, qui devrait parler à tout fidèle, ne signifie malheureusement rien pour l’immense majorité de la population qui ne va plus à la messe depuis bien longtemps. Il est pourtant lourd de sens. Sa signification est limpide :

  • Le mensonge informatique, ce rêve aliénant qui maintient l’esprit dans la matrice, est représenté par la pilule bleue.
  • La délicate Poppy tel un ange, prend la place du prêtre, intermédiaire entre Dieu et l’Homme, et se fait égale au Christ, donnant son Corps afin que l’homme communie à sa fausse vie divine. L’éclairage de la scène, avec une unique source de lumière blanche à la verticale, représente l’illumination qui vient d’en haut. Cet effet est accentué par l’arrière-plan entièrement noir.
  • L’homme blanc moderne, déchristianisé, sans culture religieuse, converti à la mode gothique avec piercings, tatouages et maquillage noir, consent avec enthousiasme à cette possession démoniaque.

Immédiatement après avoir reçu cette parodie sacrilège de la sainte communion, le visage des communiants s’illumine et se couvre des chiffres 0 et 1 : le langage binaire informatique. Leurs corps et leurs âmes appartiennent désormais à la machine. Ce n’est pas la vie divine de Notre-Seigneur qui remplit leur être, mais le code inanimé de l’ordinateur.
L’éclairage inquiétant, qui bascule du blanc vers le rouge et vert, couleurs du danger et de la maladie, ne cherche même pas à rassurer le spectateur. On voit là toute la malice du démon : sous couvert de création artistique, le diable fier de lui multiplie les indices pour revendiquer qu’il est le véritable inspirateur qui a soufflé au réalisateur le moindre détail de la mise en scène.

Forte de ce consentement, de ce contrôle complet sur les individus, le pouvoir de Poppy croit alors de façon exponentielle : elle peut dès lors mettre en oeuvre son plan, celui de supprimer les vies inutiles à son projet. Les humains contaminés par la pilule bleue, sont qualifiés dans le texte de « Cockroaches » c’est-à-dire des blattes, des cafards, dont le seul avenir est l’extermination. Et à l’image, c’est bien ce qui se produit : les hommes se tordent sur le sol lumineux, comme contaminés par un virus qui les prive d’air et les dévore de l’intérieur.


Comme l’androïde AVA d’Ex Machina, bien plus sexy que le super-ordinateur HAL de l’Odyssée de l’Espace, le personnage androgyne de la chanteuse Poppy incarne la toute puissance de l’intelligence artificielle à laquelle les hommes, détournés du vrai Dieu, doivent désormais se soumettre. Elle tue son créateur, se libère de la cage où l’homme pensait pouvoir l’exploiter. Devenue supérieure aux hommes, elle se fait l’égale du Tout-Puissant.

Ava, dans Ex Machina, assassine le génie informatique qui lui a donné la vie

 

La dernière scène, de la boîte de nuit, est un nouveau symbole. La Poppy victorieuse, au visage impassible, apparaît revêtue d’une robe de mariée avec un plastron noir en forme de baphomet. La boule lumineuse, en arrière plan, qui lance des rayons colorés derrière son visage, dessine une représentation des déesses de l’antiquité à la tête couronnée de lumière, comme Isis, Astarté, Artémis ou Diane.

L’image extravagante peut faire sourire, et pourtant, en ces temps de dictature mondiale sanitaire post-confinement où un virus prétend exterminer l’humanité, et où se font jour des projets de nouveaux vaccins constitués de nanotechnologies et d’ingénierie génétique qui pourraient devenir de véritables passerelles entre l’intelligence artificielle et le transhumanisme, cette mise en scène glace le sang, en particulier lorsqu’on remarque que les adorateurs de cette vestale portent… un masque !
Soulignons que ce clip a été réalisé en 2018, c’est-à-dire avant qu’une chauve-souris et un pangolin chinois n’aient décidé de confiner la planète… Poppy serait-elle vestale ? Une prophètesse du Covid-19 ?

Dans tous les cas, on peut y voir la démonstration que l’esprit maléfique qui inspire aux artistes Pop ces chansons et ces scénarios sinistres est bien le même dragon antique qui suscite les événements politico-sanitaires du Covid que le monde entier subit actuellement.

Dans la scène de la boîte de nuit, les fidèles de Poppy portent un masque contre les virus !

Que la grâce de Notre-Seigneur, l’affection de la Vierge Marie, viennent au secours de ces populations étourdies et désarmées. Prions pour que cette pauvre Poppy, qui est vraisemblablement le jouet de compositeurs, de réalisateurs et de producteurs à l’esprit pervers,  finisse par ouvrir les yeux sur la manipulation dont elle est l’objet. Et qu’un beau jour, purifiée par le sang de l’Agneau, elle puisse être touchée par le Saint-Esprit, connaître le Rédempteur et goûter l’amour véritable de Notre-Seigneur, Dieu Un et Trinitaire.

La même Poppy dans le clip -X- aurait bien besoin d’une douche d’eau bénite !

Paroles :

In the factory
In the sterile place where they made me
I woke up alone
Dizzy from the programming
Have I been wiped again?
Oh my God, I don’t even know
It’s a mystery
Everyone around me’s so busy
Is this my home?
Am I your prisoner or your deliverer?
Oh my God, you don’t even know
I don’t need air to breathe when you kill the bees
And every river bed is dry as a bone
Oh, I will still survive when the plants have died
And the atmosphere is just a big hole
Baby, your time is up, ooh
Baby, your time is up
Baby, your time is up, ooh
Baby, your time is up, time is up, time is up
Baby, your time is up
Baby, your time is up, ooh
Exponentially, every day I’m growing my memory
You wouldn’t believe
Your life is meaningless, you’re just like cockroaches
Extermination’s your only hope
Human history, pollution, and overcrowded cities
That’s your legacy
But don’t look so depressed
You’ll soon be nothingness
Oh my God, you don’t even know
I don’t need air to breathe when you kill the bees
And every river bed is dry as a bone
Oh, I will still survive when the plants have died
And the atmosphere is just a big hole
Baby, your time is up
Baby, your time is up
Baby, your time is up
Baby, your time is up, time is up, time is up
Baby, your time is up, ooh
Baby, your time is up
Baby, your time is up, ooh
Baby, your time is up, time is up, time is up
Baby, your time is up, up
Baby, your time is up, ooh
Baby, your time is up

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